6 | 2019
Quinze études de cas sur les modalités linguistiques

À tous les niveaux – celui du langage et celui des diverses langues – il y a du jeu, il y a de la place pour des variations au cœur même de l’invariance. À travers des études de cas favorisant la comparaison inter-langues, chère aux linguistes de l’ERIAC, ce volume souhaite interroger l’opération de modalisation tout comme les différents modes d’expression des modalités, aussi bien sous l’angle des modalisations internes que sous celui des modalisations externes aux énoncés. Ainsi, les chapitres de ce volume, en français et en anglais, permettent de croiser les regards sur les concepts théoriques d’une part et sur les formes de l’autre. On traite des modalités linguistiques en anglais, en allemand, en espagnol, en français, en italien, en japonais, en portugais, et aussi en grec ancien de l’époque classique (Platon).

Textes réunis et présentés par Catherine Filippi-Deswelle

Comité scientifique :

  • Irmtraud Behr (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3)
  • Alain Christol (Université de Rouen Normandie)
  • Ilse Depraetere (Université Charles de Gaulle-Lille 3)
  • Lionel Dufaye (Université de Paris Est – Marne-la-Vallée)
  • Emmanuel Dupraz (Université libre de Bruxelles)
  • Catherine Filippi-Deswelle (Université de Rouen Nor­mandie)
  • Laurent Gosselin (Université de Rouen Normandie)
  • Hans Krönning (Uppsala Universitet)
  • Gabrielle Le Tallec-Lloret (Université Paris 13 Sorbonne-Paris-Cité)
  • Gilles Luquet (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3)
  • Paola Pietrandrea (Università degli Studi Roma Tre / Université Charles de Gaulle-Lille 3)
  • Raphael Salkie (University of Brighton)
  • Johan Van Der Auwera (Université d’Anvers)
  • José Vicente Lozano (Université de Rouen Normandie).

Couverture de

Délimitation des types de modalité

Modality and Validation

Henry Wyld


Résumés

Dans cet article il s’agit de défendre la position que l’opération de validation est distincte de celle qui fonde la modalisation assertive avec laquelle elle est pourtant souvent confondue. En se servant de la théorie des repérages de la Théorie des opérations énonciatives (T.O.E.), la validation est caractérisée comme une opération de repérage impliquant un travail sur le paramètre T dont le terme repéré est fourni par la relation prédicative en bloc tandis que dans le cas de l’opération de modalisation qui, elle, implique un travail sur le paramètre S, le terme repéré est constitué par l’opérateur de repérage intervenant soit dans la relation définissant l’opération de validation, soit dans la relation définissant l’opération de prédication.

This article sets out to defend the position that the operation of validation constitutes an independent operation from that of assertive modality with which it is often conflated. Drawing on the location theory component of the Theory of Enunciative Operations (T.O.E.), validation is defined as a T-indexed locating operation in which the locatum term is the predicative construct en bloc whereas in the case of the S-indexed operation of modalisation, the locatum term is taken to be the locating operator implicated either in the relation defining validation or that defining predication.

Texte intégral

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Pour citer ce document

Henry Wyld, « Modality and Validation » dans « Quinze études de cas sur les modalités linguistiques », « Epilogos », n° 6, 2019 Licence Creative Commons
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Quelques mots à propos de :  Henry Wyld

Henry Wyld est maître de conférences en linguistique anglaise à l’université de Cergy-Pontoise (France). Ses travaux, menés dans le cadre de la Théorie des opérations énonciatives, portent sur la modalité, l’aspect, le point de vue, et la forme fondamentale de l’énoncé. Il est l’auteur de Subordination et énonciation (Ophrys, 2001).