7 | 2022
La linguistique du signifiant. Approches et domaines d’application

Ce volume 7 de la collection Épilogos présente 11 études autour du principe saussurien de l’unicité du signe linguistique. Ces études s’inscrivent, pour la plupart, dans la linguistique du signifiant telle qu’elle est pratiquée dans le cadre de la linguistique hispanique postguillaumienne, qui présente des points de conver-gence avec la théorie culiolienne de l’invariance, en linguistique anglaise.

Portant sur la langue espagnole, on y trouve les contributions de Cazalbou, Fournet-Pérot, Gracia Barrón, Grégoire, Lemus, Macchi, Pagès et Sicot-Domínguez. L’article de Béligon et Bourdier traite sur la langue anglaise, ainsi que l’article d’Hancil.

L’avant-propos de Vicente Lozano et l’article de Tollis, clôturant le volume, adoptent une démarche résolument épistémologique.

Textes réunis et présentés par José Vicente Lozano.

Couverture de

La signifiance dans les grammèmes

‘Leísmo’, ‘laísmo’ et ‘loísmo’ sous le prisme de la composante pronominale. Une approche sémasiologique

Justino Gracia Barrón


Résumés

Le verbe et les fonctions qu’il propose à la forme pronominale ont été souvent étudiés et ce sous différents angles – synchronie, en diachronie, dans ses variantes topolectales, sociolectales. Les caractéristiques sémantiques de l’antécédent (‘personne’/‘non- personne’ ; ‘animé’/‘non-animé’ ; ‘comptable’/ ‘non-comptable’…) ont été convoquées (Francisco García González, Flora Klein-Andreu, etc.) pour expliquer tel ou tel fonctionnement ou pour définir telle ou telle isoglosse. La forme pronominale quant à elle, – indispensable, puisque elle signe l’emploi éventuellement “transgressif” – n’a été étudiée que pour délimiter les zones d’expansion de tel ou tel fonctionnement (on affirme ainsi que le laísmo est purement centro-péninsulaire, ainsi que le loísmo), pour élucider les origines du leísmo dans sa relation avec la période de l’apocope extrême ou dans le contact entre langues, pour l’attribution d’une valeur sociale à tel ou tel écart pronominal, mais jamais en elle-même et pour elle-même ; jamais on ne s’est posé la question de savoir ce que le pronom apportait à chacun de ces fonctionnements dits “irréguliers”, ni celle de savoir ce que l’apparition de le pour pronominaliser un COD, ou celle de la pour un COI, dévoilaient du contenu notionnel des formes pronominales elles-mêmes.

Texte intégral

Ce texte n’a pas encore fait l’objet d’une rétroconversion en XML, mais il peut être consulté dans sa version PDF.

Pour citer ce document

Justino Gracia Barrón, « ‘Leísmo’, ‘laísmo’ et ‘loísmo’ sous le prisme de la composante pronominale. Une approche sémasiologique » dans « La linguistique du signifiant. Approches et domaines d’application », « Epilogos », n° 7, 2022 Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. Polygraphiques - Collection numérique de l'ERIAC EA 4705

URL : https://publis-shs.univ-rouen.fr/eriac/976.html.

Quelques mots à propos de :  Justino Gracia Barrón

Justino Gracia Barrón est maître de conférences à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Tenant de l’unicité du signe et de la linguistique du signifiant, formé à l’école de Jean Claude Chevalier, Michel Launay et Maurice Molho, il l’auteur d’une thèse sur les pronoms personnels atones en l- en espagnol contemporain et de plusieurs articles sur ce même thème. Sa recherche s’inscrit dans une perspective sémasiologique.