7 | 2022
La linguistique du signifiant. Approches et domaines d’application

Ce volume 7 de la collection Épilogos présente 11 études autour du principe saussurien de l’unicité du signe linguistique. Ces études s’inscrivent, pour la plupart, dans la linguistique du signifiant telle qu’elle est pratiquée dans le cadre de la linguistique hispanique postguillaumienne, qui présente des points de conver-gence avec la théorie culiolienne de l’invariance, en linguistique anglaise.

Portant sur la langue espagnole, on y trouve les contributions de Cazalbou, Fournet-Pérot, Gracia Barrón, Grégoire, Lemus, Macchi, Pagès et Sicot-Domínguez. L’article de Béligon et Bourdier traite sur la langue anglaise, ainsi que l’article d’Hancil.

L’avant-propos de Vicente Lozano et l’article de Tollis, clôturant le volume, adoptent une démarche résolument épistémologique.

Textes réunis et présentés par José Vicente Lozano.

Couverture de

La signifiance dans les grammèmes

Invariant et subjectivisation : Étude diachronique de ‘be’ + ‘-ing’

Sylvie Hancil


Résumés

Il est un fait établi depuis longtemps que la forme be + –ing est employée comme marqueur de langue familière (voir, entre autres, van der Laan (1922), Goedsche (1932), Strang (1982), Wright (1995). Nombreux sont les linguistes qui ont étudié le phénomène dans la comédie en prose et dans la correspondance privée à la fin de la période de l’anglais moderne mais aucune étude n’a encore été faite pour cette période dans le cadre de conversations appartenant à d’autres genres. Le Corpus des Dialogues Anglais permet de mener à bien cette entreprise pour le début du dix-huitième siècle et offre au chercheur la possibilité de travailler dans cinq genres différents (comédie, fiction, manuels, procès et dépositions de témoins).

Le but de cette étude est d’examiner l’évolution sémantique de la périphrase en s’intéressant aux valeurs subjectives de la construction dans les deux dernières périodes du Corpus des Dialogues Anglais jusqu’en 1760, en s’appuyant sur la classification des marqueurs de point de vue de Biber et al. (2002). L’hypothèse de Fitzmaurice (2004), selon laquelle l’interprétation subjective est liée à l’utilisation de la périphrase avec des verbes cognitifs à la première ou deuxième personne, en présence d’adverbes de renforcement, dans des propositions principales au présent est testée. Les résultats indiquent qu’il est nécessaire de réviser cette hypothèse. On sera également amené à tester le gradient de la subjectivité de Traugott et Dasher (2002) et on montrera comment la forme be + –ing a diachroniquement évolué selon ce gradient au début du dix-huitième siècle selon la catégorie du dialogue.

Texte intégral

Ce texte n’a pas encore fait l’objet d’une rétroconversion en XML, mais il peut être consulté dans sa version PDF.

Pour citer ce document

Sylvie Hancil, « Invariant et subjectivisation : Étude diachronique de ‘be’ + ‘-ing’ » dans « La linguistique du signifiant. Approches et domaines d’application », « Epilogos », n° 7, 2022 Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. Polygraphiques - Collection numérique de l'ERIAC EA 4705

URL : https://publis-shs.univ-rouen.fr/eriac/974.html.

Quelques mots à propos de :  Sylvie Hancil

Normandie Univ, UNIROUEN, ERIAC, 76000 Rouen, France
Sylvie Hancil est maître de conférences HDR en linguistique anglaise à l’université de Rouen Normandie. Ses domaines de recherche principaux concernent la théorie de la grammaticalisation et l’analyse du discours appliquées à l’aspect et aux marqueurs discursifs, ainsi que le lien entre prosodie et changement sémantique. Elle a publié récemment avec Ekkehard König Grammaticaliza-tion theory and data chez Benjamins (2014) et avec Margje Post et Alexander Haselow Final Particles chez de Gruyter (2015).