4 / hiver 2020
interactions entre Jeux Olympiques et territoires

Le numéro 4 de RMT repose sur des travaux académiques présentés lors des deux premiers colloques (juin 2018 et juin 2019) de l'ORME - Observatoire de Recherche sur les Mega-Events -, créé au sein de l'UPEM en vue du déroulement des Jeux Olympiques d'Eté à Paris en 2024.

Les universitaires Charles-Edouard Houllier-Guibert, directeur de cette revue, et Marie Delaplace, membre du comité de pilotage de l'ORME, ont coordonné ce numéro ainsi que des sessions lors de chacun des colloques, dont la session "Quel héritage en termes d’image pour les villes hôtes ou candidates des olympiades ?" spécialement proposée pour ce numéro thématique.

Les dimensions territoriales et urbaines des Jeux Olympiques d’Été : une revue des publications (1984-2018)

José Chaboche et Alain Schoeny

Notes de la rédaction

Une version anglaise du texte est publiée dans le livre "Hosting the Olympic Games Uncertainty, Debates and Controversy" chez Routledge dans la série "advances in tourism".


Résumés

Cet article propose un état de la recherche exploratoire des dimensions territoriales et urbaines des Jeux Olympiques d’Été grâce à un corpus d’une grande ampleur, constitué de 434 articles publiés de 1984 à septembre 2018 dans des revues scientifiques. Au plan méthodologique, l’approche par induction analytique permet, en amont de la collecte, de définir quatre axes de recherche ordonnançant les matériaux ensuite recueillis : attraction, production et évaluation des JOE ; projet urbain et JOE ; tourisme sportif et JOE ; héritages territoriaux des JOE. L’objet de recherche étudié garde un caractère marginal dans la littérature malgré la nette croissance, depuis une dizaine d’années, d’articles publiés. Multithématique et souvent critique, la production scientifique émane de revues se rapportant aux champs du loisir, du tourisme et du sport selon des approches sociologiques et managériales puis géographiques, aménagistes et historiques. Ce premier effort de synthèse des connaissances s’inscrit dans le cadre plus général d’une revue systématique de littérature en cours de formalisation et visant à livrer un état de la recherche circonstancié, longitudinal et, par la suite, régulièrement actualisé.

This article presents an exploratory research on the territorial and urban dimensions of the Summer Olympic Games (SOG) thanks to a large body of 434 articles published from 1984 to September 2018 in scientific journals. At a methodological level, the analytical induction approach allows, upstream of the collection, to define four research axis organizing the material then collected: attraction, production and evaluation of the SOG; urban project and the SOG; sports tourism and the SOG; territorial legacies of the SOG. The research object studied keeps a marginal position in the literature despite a clear growth over the last ten years, of published articles. Multi-thematic and often critical, the scientific production comes from journals relating to the fields of leisure, tourism and sport according to sociological and managerial approaches, then geographical, planning and historical. This first effort of knowledge synthesis is part of a more general framework of systematic review of literature in the process of formalization and aiming to deliver a detailed, longitudinal and, subsequently, regularly updated research report.

Texte intégral

1Les Jeux Olympiques d’Été (JOE) sont qualifiés de méga évènements sportifs (Roche, 2000) ou de giga-évènements sportifs par leur attractivité touristique, leur couverture médiatique, leurs coûts et leurs impacts urbains (Müller, 2015). Comme la Coupe du Monde de Football, ils relèvent du niveau majeur de la classification hiérarchique des évènements sportifs de Downward, Dawson et Dejonghe (2009). Depuis 1896, ils ont lieu à un rythme quadriennal dans une métropole candidate choisie par leur propriétaire, le Comité International Olympique (CIO). Décrits comme « l’évènement spatial par excellence » (Augustin, 2009), ils occasionnent une production scientifique abondante et multithématique. Intégrée aux travaux appariant ville et sport, la partie francophone et anglophone relative à leur dimension territoriale et urbaine, réticulaire et multiscalaire, a fait l’objet d’un travail critique de collecte, de structuration et de formalisation. Cet article vise donc à établir une revue des publications sur ce thème grâce à l’exploitation d’un corpus de 434 articles scientifiques. L’objectif consiste à identifier les revues éditrices, leur impact dans la communauté scientifique, la fréquence de parution de travaux relatifs à la thématique étudiée, les champs disciplinaires concernés, la nature des articles publiés, les objets de recherche et les principaux résultats observés afin d’évaluer la dynamique générale de ce domaine de recherche intéressant les décideurs publics et privés. A cet effet, on présente successivement le protocole suivi, les matériaux collectés, l’analyse du corpus constitué et les remarques conclusives qu’appelle cet article visant à cerner les dimensions territoriales et urbaines des JOE.

1. Approche méthodologique

2Comptant 434 articles scientifiques publiés de 1984 à septembre 2018, le corpus constitué s’organise en quatre axes : stratégies d’accueil des JOE ; projet urbain et JOE ; tourisme sportif et JOE ; héritages territoriaux et urbains des JOE. « Puisant dans leurs vécus personnels » (Chevrier, 2004, p.71) et guidés par leur connaissance initiale du champ (Paillé et Mucchielli, 2005), les auteurs du présent article ont défini ces axes a priori pour circonscrire le périmètre d’étude selon une épistémologie qualitative et constructiviste. Bien sûr, choisir un axe plutôt qu’un autre pour un article au contenu transversal est malaisé. L’identification du thème dominant, après relecture(s) approfondie(s), permet alors de le rattacher à l’un des quatre axes selon la subjectivité (Glaser, 1978 ; Strauss et Corbin, 1990) des auteurs.

3En effet, la démarche suivie relève de « l’induction analytique » (Paillé, 2002, p.101) pour construire l’information (Lamizet et Silem, 1997) que recèlent ces articles et les ordonner entre eux pour établir un premier état de la question. L’induction opère lors de l’exploration de la question de départ, et tout au long « du processus de problématisation [(Chevrier, op.cit.), puis] dans le cadre de l’analyse et de l’interprétation des données [(Paillé, 1994)] », comme le souligne Villemagne (2006, p.134) dans un essai épistémologique sur la recherche qualitative. Il ajoute que ce « choix méthodologique [de l’induction analytique] à l’endroit d’un ensemble de données recueillies et analysées sans nécessairement prendre appui sur des théories ou un cadre théorique solidement défini et préexistant [nécessite] de se donner une structure [i.e. les quatre axes prédéfinis] pour mener à bien [ce processus inductif] au regard de la diversité et du foisonnement possible des données » (ibid.).

4Dans ce contexte, cet article propose une revue des publications relatives aux dimensions territoriales et urbaines des JOE. Il présente les premiers résultats d’un travail plus général en cours de réalisation sous forme d’une revue systématique de littérature, dont on adopte déjà ici les fondements méthodologiques, afin d’étudier de manière combinée les quatre axes constitutifs d’un corpus d’ampleur inédite. L’originalité et l’intérêt de ce travail résident dans l’appréhension interdisciplinaire et intégrée du cycle olympique, de l’accueil aux héritages, alors que les revues de littérature des articles collectés adoptent une posture mono-disciplinaire autour d’une thématique particulière (e.g. la sociologie, à propos des interactions entre politiques urbaines et méga évènements sportifs : Roche, 1994) ou d’un sous-thème (e.g. perceptions d’habitants à propos des JOE : Ritchie et al., 2009) au sein de ce continuum.

5Plutôt rares mais généralement fort consultés (Berland et al., 2013), les travaux sous forme de revue systématique de littérature nécessitent la mise en œuvre d’une méthodologie fiable pour prévenir le risque d’une simple énumération descriptive, par trop linéaire et pêchant par manque de mise en relation des articles entre eux. Le présent travail s’appuie sur la méthodologie d’Arksey et O’Malley (2005), reprise par Roult, Machemehl et Gaudette (2018) pour leur analyse des 35 articles parus dans la revue académique « Loisir et Société » de 1978 à 2018 au sujet de la relation entre sport et ville. Cette méthodologie préconise cinq étapes pour élaborer une revue systématique de littérature.

6Première étape de la méthode, la question de recherche guidant ce travail est formulée selon le triple objectif de clarté, de concision et d’univocité que requiert la recherche qualitative (Campenhoudt et al., 2017) : quels sont les thèmes étudiés et les thèses défendues à propos de l’étude scientifique des dimensions territoriales et urbaines des JOE ? Dans le cadre de cet article exploratoire, cette question induit plusieurs objectifs, communs pour certains avec ceux poursuivis par Roult et al. : collecter, analyser et discuter la littérature scientifique pertinente ; identifier les revues supports des articles étudiés et mesurer le rythme général de publication ; inventorier et ordonner les sujets traités ; déterminer la nature des travaux (ex ante, ex post ou générale) ; identifier les éditions des JOE étudiées ; livrer les principaux résultats et enseignements de ce corpus.

7Il s’agit ensuite de déterminer une période d’étude et de collecter les données à partir de mots-clés. Celle-ci couvre trente-quatre années en remontant de septembre 2018 à 1984, date de l’édition de Los Angeles à partir de laquelle le CIO a mis en place les principes de son actuelle stratégie marketing globale au sujet des JOE. Lancées à partir des mots-clés « Olympic Games » et « Jeux Olympiques » dans les bases de données de maisons d’éditions scientifiques, de plateformes spécialisées et de Google Scholar, ce dernier étant considéré comme l’un des quatre moteurs de recherche les plus efficaces au monde selon Lewandowski et Höchstötter (2008) (Tab. 1), les requêtes révèlent des milliers de références bibliographiques. Un premier tri selon nos quatre axes d’études à partir des titres, résumés et mots-clés permet d’en retenir 935, consignées sous forme d’une matrice informatique dans un tableur.

Tableau 1. Bases de données interrogées avec les mots-clés "Jeux Olympiques" et "Olympic Games".

Maisons d’éditions scientifiques

Cognizant Communication Corporation ; Elsevier ; Emerald ; Routledge ; Sage ; Springer ; Taylor and Francis ; Wiley

Plateformes spécialisées

CAIRN ; PERSEE

Moteur de recherche

Google Scholar

Conception et réalisation : J. Chaboche et A. Schoeny

8Comme l’indique la méthode, il faut établir des critères d’inclusion de ces références au corpus final. Sont donc retenues celles publiées en anglais et en français (les deux langues maîtrisées par les auteurs pour un traitement qualitatif et en profondeur des données) par des chercheurs dans des revues scientifiques (format papier ou électronique) et évaluées par des pairs, soit 352 articles. La bibliographie de chacun d’eux a ensuite été exploitée en vue d’aboutir à la saturation des données. Le corpus ainsi constitué comprend 434 articles dont 93,5% en anglais et 6,5% en français. Les seconds utilisent presque tous des références bibliographiques en anglais ce qui les conforme aux standards internationaux de la recherche et justifie le bilinguisme du corpus. Effectué aux fins d’harmonisation, de fiabilité et de scientificité du corpus, ces choix éliminent recensions d’ouvrages et notes de recherche. Il évince thèses et mémoires mais leurs principaux résultats sont généralement publiés selon les formes ici retenues s’ils le méritent. Il évacue quelques textes, édités dans des revues parfois cotées, d’essence moins scientifique qu’institutionnelle ou promotionnelle, signés de dirigeants d’institutions sportives ou de grandes sociétés, et qui ne présentent ni questionnement de recherche ni bibliographie. Il pare aussi à l’impossibilité financière d’accéder à un grand nombre d’ouvrages ou de chapitres d’ouvrages ainsi qu’au biais d’une édition scientifique parfois laxiste pour ce type de publications et n’incitant donc pas à les retenir au sein d’un tel projet de revue systématique de littérature (Lucarelli et Berg, 2011). Enfin, il filtre les articles dont le titre, le résumé ou les mots clés annoncent une étude des enjeux territoriaux et urbains des JOE que l’on ne retrouve que peu, voire pas dans leur contenu. Cet objectif d’unicité, de qualité et d’accessibilité de la ressource garantit donc la scientificité du corpus au prix, malheureusement, de l’exclusion de certains ouvrages devenus des classiques, tels le « Olympic Cities: city agendas, planning and the world’s games 1896-2012 » de Gold et Gold (2007) ou le « Mega-events and modernity: Olympics and expos in the growth of global culture » de Roche (2000). De même, des revues comme Town et Country Planning ou Geography Review n’ont pas mis en ligne des articles antérieurs au milieu des années 1990, ce qui ampute le corpus d’une dizaine de références potentielles faute de disposer des textes. Néanmoins, l’effort de triangulation consenti pour obtenir des données par différentes techniques, par différents chercheurs et auprès de différentes sources assure fiabilité, cohérence et consistance au corpus (Jodelet, 2003, p.160).

9Suite à ce filtrage, intervient l’étape d’extraction et de regroupement des données pertinentes à partir des objectifs de recherche préalablement exposés. A cet effet, on adapte le modèle méthodologique de Luccarelli et Berg, proposant un codage des indicateurs pertinents des catégories et sous-catégories recensées pour chaque article du corpus : données bibliographiques, objet d’étude, principaux résultats. Enfin, à l’aide de tris à plat et de tris croisés, il s’agit d’interpréter les résultats de manière descriptive d’abord puis analytique pour mettre en relief l’information contenue dans le corpus et de faire correspondre ces résultats préliminaires aux trois caractéristiques essentielles de toute revue de littérature (Berland, op. cit. : 6) : recension des travaux « (presque) exhaustive », du moins dans la catégorie des articles de revues scientifiques pour ce travail ; « réelle contribution (notion de valeur ajoutée) » grâce aux quatre axes d’analyse d’abord définis a priori puis structurés en sous-axes par ordonnancement du corpus d’articles afin de constituer l’armature intellectuelle de ce travail ; « présence de tableaux de synthèse » (rythme de publication sur le sujet, nature des travaux menés...) pour plus de concision.

2. Configuration et dynamique de la production scientifique

10La littérature scientifique se rapportant aux enjeux territoriaux et urbains des JOE apparaît duale. D’une part, on observe une forte concentration en termes de supports de publication, 46,8% des 434 articles collectés émanant de seulement 13,3% des 195 revues recensées (à 90% anglophones), soit celles ayant publié au moins quatre articles (Fig. 1). Parmi ces 26 revues, sept ayant publié au moins dix articles alimentent 21,5% du corpus. Dix autres, comptabilisant 6 à 9 articles chacune, comptent pour 16,1% de ce corpus et neuf autres (4 à 5 articles chacune) pour 9,2%. D’autre part, concernant la seconde moitié du corpus, on note une grande dispersion des publications puisque 53,2% des articles émanent de revues n’ayant publié qu’un à trois articles sur le sujet de 1984 à 2018. En première analyse, la dimension territoriale et urbaine des JOE apparaît donc comme un objet de recherche multithématique et, d’une grande richesse mais paradoxalement marginal, même au sein de la revue publiant le plus sur le sujet : les 22 articles recensés dans The International Journal of the History of Sport représentent moins d’un demi-millième des 4 000 articles parus depuis 1984.

Figure 1. Revues ayant publié au moins quatre articles sur la dimension territoriale et urbaine des JOE et selon la période de création de la revue

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Conception et réalisation : J. Chaboche et A. Schoeny

11Le classement de la visibilité mondiale des revues scientifiques effectué par la société Scimago indique que, en 2017, 42,6% de celles du corpus relevaient du premier quartile de leur champ respectif. Parmi les 26 revues ayant le plus publié sur notre thème d’étude, certaines sont même excellemment classées : Tourism Management et Annals of Tourism Research sont première et troisième sur 101 en « Tourism, Leisure and Hospitality Management » ; The International Journal of Urban and Regional Research et Urban Studies sont troisième et cinquième sur 173 en « Urban Studies ». Plus de la moitié (55,6%) des 434 articles collectés ont été publiés dans des revues du premier quartile de leur champ respectif, ce qui témoigne d’un intérêt éditorial porté aux dimensions territoriales et urbaines des JOE. En revanche, les citations par article ne semblent pas à la hauteur de cette visibilité potentielle car un quart de ceux du corpus ne seraient cités que par zéro à neuf autres articles selon Google Scholar. Seuls cinq articles dépasseraient 500 citations (Waitt, 2003 ; Roche, 1994 ; Andranovich et al., 2001 ; Preuss, 2007 ; Streets et al., 2006). Pour d’autres thèmes scientifiques, il arrive que des articles dépassent 1 000 citations. Ces éléments soulignent le caractère restreint de la communauté de chercheurs s’intéressant aux dimensions territoriales et urbaines des JOE. Il est vrai que seuls 434 articles écrits par 312 auteurs différents en premier nom ont pu être collectés sur une période de 34 ans, soit douze articles publiés par an en moyenne dans le monde en français et en anglais. Si cette revue des publications ne présente pas les articles publiés dans d’autres langues, ce qui peut influer sur le contenu des axes, la grande diversité géographique des affiliations universitaires des auteurs du corpus démontre l’existence d’un débat scientifique d’échelle mondiale.

12Plus des deux tiers des 26 journaux ayant publié au moins quatre articles contiennent les mots « loisirs », « tourisme » ou « sport » dans leur titre et s’ancrent avant tout en sociologie et en management mais aussi en géographie, aménagement et histoire. Des revues plus généralistes rattachées elles aussi à ces cinq disciplines complètent ce groupe publiant volontiers sur la thématique ici étudiée. Inversement, seules 19,5% des 169 autres revues mentionnent ces mots « loisirs », « sport » ou « tourisme » dans leur titre. Les cinq disciplines mentionnées supra dominent encore mais le spectre s’élargit notablement : économie, architecture et "visual studies", "cultural studies", "digital studies", anthropologie, environnement, handicap ("Disability Studies"), science politique ("Politics"), santé, sécurité ("safer studies"), relations internationales ("International Relations"), au management public, au marketing, à la logistique ("Logistics"), à la finance ou encore à l’éthique ("Ethics"). Ce relatif éclectisme est un premier indice de la diversité et de la richesse du corpus.

13Si cette thématique des enjeux territoriaux et urbains des JOE a suscité des publications depuis 1984, celle-ci a réellement été mise à l’agenda scientifique à l’occasion de la planification urbaine de l’édition de 2000 à Sydney (Fig. 2). Auparavant, le concept d’aménagements éphémères des JOE d’Atlanta (1996) semblait avoir bridé la littérature relative à cette thématique ; ceux de Barcelone ont suscité une production plus conséquente mais souvent publiée dans des ouvrages, exclus ici par choix méthodologique. La croissance des publications en volume et en rythme depuis 2006 doit sans doute à l’attribution des JOE à Londres l’année précédente, suscitant dès lors de nombreux travaux facilités par la proximité géographique, culturelle ou linguistique de leurs auteurs avec cette édition olympique. Depuis, un effet de conjoncture favorisant des stratégies éditoriales opportunistes opère. En effet, 30,9% des articles du corpus sont datés de 2008 (Pékin), 2011 et 2012 (Londres) avec diminution d’un tiers à près de la moitié en année post-olympique (2009 : 23 ; 2013 : 36). Cette croissance (82,2% du corpus date de 2006 à 2018) s’inscrit plus généralement dans la maturation scientifique et institutionnelle des recherches en sciences sociales du sport, longtemps considérées comme exotiques, voire triviales, comme l’indiquent les dates de création des revues dédiées, plutôt récentes et majoritairement incluses dans la période étudiée (1984-2018) ou très proches d’elle (Fig. 1).

Figure 2. Nombre d’articles scientifiques publiés de 1984 à 2018 sur le thème des enjeux territoriaux et urbains des JOE

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Conception et réalisation : J. Chaboche et A. Schoeny

14Ces recherches se densifient désormais grâce à l’affermissement manifeste de leurs fondements théoriques et au développement d’approches empiriques et appliquées venant souvent répondre aux besoins de connaissances pour l’action qu’expriment les parties prenantes publiques et privées du système olympique. D’ailleurs, 61,8% du corpus est constitué d’études appuyées sur le cas d’une des éditions des JOE de la période 1964-2020. Si les travaux pionniers ont été quasi exclusivement publiés ex post, l’édition de Pékin marque l’essor de la recherche pré-évènementielle aux fins d’analyses prévisionnelles, d’évaluations des premiers effets et de préconisations (Fig. 3). Le reste du corpus (38,2%) regroupe des travaux d’ordre comparatif, entre deux ou plusieurs éditions donc, ou longitudinal sur divers objets.

Figure 3. Nombre d’articles fondés sur une étude de cas ex ante et/ou ex post par édition des JOE

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Conception et réalisation : J. Chaboche et A. Schoeny

15En raison de leur syncrétisme thématique ou de leur haut degré de généralisation, 7,1% des 434 articles du corpus ont nourri le cadrage contextuel et conceptuel de ce travail rédigé ci-dessous dès le premier paragraphe de la partie 3 mais n’ont pu être affiliés à aucun axe du périmètre d’étude (Fig. 4) quoi qu’ils relèvent sans conteste de la thématique étudiée. L’axe 1 concentre 32,7% du corpus sans dominer outrageusement les trois autres (respectivement 25,3%, pour l’axe 2, 12% pour l’axe 3 et 22,8% pour l’axe 4), ce qui donne du crédit à la définition des quatre axes opérée avant collecte. Aussi convient-il désormais d’analyser chacun d’eux pour dégager des éléments de synthèse, de discussion puis de conclusion.

Figure 4. Distribution des articles entre le cadre conceptuel et les quatre axes de recherche prédéfinis

Image 1000020100000898000004494ACDA67F.png Conception et réalisation : J. Chaboche et A. Schoeny

3. Exploitation du corpus d’articles

16La dimension territoriale et urbaine des JOE suscite une littérature scientifique si dense que l’on se propose de l’ordonner selon ses principaux objets d’étude et en mentionnant les références bibliographiques les plus significatives. Ainsi, des travaux synthétisent la dynamique spatiale historique (e.g. Földesi, 1992) et contemporaine (e.g. Augustin, 2011) des JOE, vus comme des catalyseurs du développement urbain (Essex et Chalkley, 1999), des éléments de soft power (Grix et Houlihan, 2014) et des opérateurs de la globalisation (e.g. Roche, 2006) selon des approches politistes (e.g. Grix, 2013), sociologiques (e.g. Silk, 2011) ou managériales (e.g. Burton, 2003). On y pointe une spectacularisation dispendieuse de l’espace olympique (e.g. Guthman, 2008) sous l’effet d’un urbanisme entrepreneurial intriquant intérêts publics et privés (Hall, 2006) et au sein duquel lequel le caractère polysémique et protéiforme des JOE favoriserait de multiples effets de leviers (Chalip et al, 2000). Dominant, ce modèle urbanistique détermine des stratégies publiques d’accueil d’évènements sportifs (Chappelet et Pinson, 2015) combinant exaltation des fiertés territoriales voire nationalistes (e.g. Falcous et Silk, 2010), recherche de compétitivité urbaine (e.g. Searle et Bounds, 1999) et promesse d’héritages positifs (e.g. Atkinson et al., 2008). Alliant attraction, production et évaluation des JOE, ces stratégies d’accueil font l’objet d’une première sous-partie (3.1.). Elle est complétée par trois autres concernant respectivement les problématiques relatives au projet urbain (3.2.), aux stratégies touristiques (3.3.) et aux héritages (3.4.) liés aux JOE.

3.1. Stratégies d’accueil des JOE

17Les stratégies d’attraction des JOE se rapportent d’abord aux motifs de candidature des villes-hôtes (e.g. Shoval, 2002), villes associées (Dussier et Machemehl, 2014) et pays d’accueil (e.g. Zhou et al., 2012). En contrepoint, comprendre les logiques de choix du CIO (e.g. Poast, 2007) permet d’identifier des facteurs-clés de réussite (e.g. Maennig et Vierhaus, 2017). Parmi eux, les perceptions des populations (e.g. Heslop et al., 2010) avant ou après les JOE (e.g. Lee et al., 2013) sont étudiées, même dans des villes non hôtes (op. cit., Ritchie et al., 2009). Des travaux mesurent (e.g. Prayag et al., 2013) ou modélisent (e.g. Gursoy et Kendall, 2006) donc le soutien local aux JOE ; d’autres analysent les conflits suscités (e.g. Boykoff et Fussey, 2014). Tous se complètent avec ceux relatifs aux stratégies d’influence médiatiques (e.g. Ritchie et al., 2010) visant à améliorer l’acceptation sociale des JOE grâce à différents leviers : bien-être individuel et collectif (e.g. Hiller et Wanner, 2014) ; civisme et citoyenneté (e.g. Waitt, 2001) ; démocratisation (e.g. Black et Bezanson, 2004) et droits humains (e.g. Brownell, 2012) ; identité nationale (e.g. Elder et al., 2006) ou transnationale (e.g. Giulianotti et Brownell, 2012).

18La production urbaine liée à l’accueil des JOE suscite d’autres travaux à l’intersection, souvent, entre aménagement et management. Ils ont trait au pilotage global du projet olympique (e.g. Davies et Mackenzie, 2014) ou à l’un de ses éléments : communication (e.g. Theodoraki, 2009), connaissance organisationnelle (e.g. Singh et Hu, 2008), logistique (e.g. Arnold et al., 2015), partenariats (e.g. Chalip et McGuirty, 2004), transports (e.g. Browne et al., 2014) et mobilités (e.g. Giulianotti et al., 2015), sécurité (e.g. Tsoukala, 2006), durabilité environnementale (e.g. Brajer et Mead, 2003) responsabilité sociale des entreprises (e.g. Drucker et White, 2013)...

19Les coûts et impacts générés par l’accueil des JOE sont évalués surtout selon des visées économiques : emploi (e.g. Feddersen et Maennig, 2009) ou salaires (e.g. Hotchkiss et al, 2003) ; investissements consentis (e.g. Li et Blake, 2009) ; calculs d’impacts régionaux (e.g. Preuss, 2004) ; analyses coûts/bénéfices ex ante de l’accueil des JOE (e.g. Owen, 2005) ; évaluations ex post des résultats des études préalables d’impacts économiques (e.g. Kirkup et Major, 2006) dont celle d’un cabinet de consulting (Madden, 2002)... Les évaluations non économiques de l’accueil des JOE sont plus rares, telles celles des effets sur la pratique sportive dans les villes (e.g. Reis et al., 2013) et pays hôtes (e.g. Charlton, 2010) ou celles sur l’empreinte environnementale (e.g. Huijuan et al., 2013) et sa perception par les résidents (e.g. Jin et al., 2011).

3.2. Projet urbain et JOE

20Le deuxième axe des travaux observés au sein du corpus articule projet urbain et JOE selon trois sous-axes : planification urbaine ; régénération urbaine ; place branding. Le premier sous-axe relève d’approches chronologiques pour synthétiser les effets des JOE sur le développement urbain (e.g. Chalkley et Essex, 1999), diachroniques pour modéliser les aménagements des sites sportifs (e.g. Pitts et Liao, 2006) ou du Village olympique (Muñoz, 2006), contemporaines pour remédier au « syndrome » de gigantisme des JOE (e.g. Muller et Stewart, 2016) et prospectives pour conformer des candidatures à l’édition 2028 aux principes de planification des héritages olympiques édictés par le CIO (Hartigan, 2012 avec l’exemple de Brisbane) ou par des autorités locales (Hartmann et Zandberg, 2015, avec l’exemple d’Amsterdam). Ces recherches nourrissent les analyses de risques que posent les JOE comme les difficultés liées à leur gouvernance multi-acteurs (Liu et al., 2010) ou bien l’étude des effets de leviers qu’on leur prête (e.g. Karadakis et al., 2010) au plan, par exemple, de leur durabilité environnementale perçue comme un « attracteur global » de flux de capitaux pour les villes-hôtes (Mol, 2010). L’écart entre effets escomptés et constatés (e.g. Davis et Thornley, 2010) joue alors contre les populations les plus démunies (e.g. Armstrong et al., 2011). Aussi argue-t-on que des villes non choisies y gagnent finalement en termes de qualité de la démocratie locale (Lenskyj, 1996), de programmation du développement urbain (Lauermann, 2015) ou de rationalisation de l’aménagement des infrastructures sportives (Alberts, 2009). On stigmatise la planification des JOE conçue parfois sous le régime de l’état d’urgence comme à Rio (Sánchez et Broudehoux, 2013) et toujours sous celui de l’état d’exception (e.g. Richmond et Garmany, 2016). Celui-ci perdurerait sous l’influence du modèle émergent de la smart city dont les visées d’optimisation de l’espace public urbain (sécurité, mobilité...) favorisent le contrôle des autorités et d’opérateurs privés sur les populations (Gaffney et Robertson, 2016).

21Dans ce contexte, le lien entre JOE et régénération urbaine suscite des analyses critiques elles aussi. On sait que les stratégies marketing des villes d’accueil (e.g. Gold et Gold, 2008) résultent d’un modèle de gouvernance entrepreneuriale (e.g. Owen, 2002) mettant les villes en compétition pour capter les méga évènements produits par l’industrie du divertissement sportif (e.g. Searle et Bounds, 1999). Or, localement, les JOE n’occasionneraient qu’un réseau de lieux et d’itinéraires surchargés au sein d’espaces ne tirant que peu ou pas de bénéfices de ce méga-évènement (Poncet, 2001) ; à l’échelle péri-métropolitaine, les tentatives de mise à profit de la présence des JOE (Smith, 2009) seraient plutôt inefficaces (Bell et Gallimore, 2015). Barcelone, cas pourtant le plus louangé, serait même moins un modèle de régénération postindustrielle (Balibrea, 2001) qu’un simple exemple non reproductible et, comme ailleurs, non dénué de défauts (e.g. Garcia-Ramon et Albet, 2000). Ainsi scrute-t-on l’évolution des coûts du foncier des villes hôtes (e.g. Kontokosta, 2011). Leur enchérissement en phase préolympique aux environs des sites olympiques (e.g. Lu et Yang, 2015) nuit au petit commerce de proximité (Kennelly et Watt, 2012) et aux micro-entreprises (Raco et Tunney, 2010), cause l’éviction accélérée de populations précaires (e.g. Ninnin, 2014) car ce phénomène relève parfois d’une politique plus générale de gestion urbaine, comme à Séoul en 1988 (Davis, 2011) ; et enfin favorise la gentrification (e.g. Watt, 2013). Cette privatisation d’ensemble de l’espace et du développement urbain profite à de grands aménageurs privés soucieux d’optimiser leurs partenariats avec le comité local d’organisation (e.g. Raco, 2012) pour la production des JOE et de leurs héritages (Smith, 2014a). Des espaces urbains glocalisés émergent donc, accolant des paysages associés à la tradition locale et d’autres à l’idée d’innovation selon des conceptions urbanistiques et architecturales standardisées et mondialisées (Beriatos et Gospodini, 2004). Où qu’ils adviennent, comme à Barcelone avec la transformation du front de mer (Roca i Albert et Faigenbaum, 2002) ou à Sydney avec l’aménagement d’une marina et d’un port de plaisance de grande ampleur sur le site des épreuves nautiques (McManus, 2004), ces espaces participent non seulement de la régénération urbaine mais aussi du place branding.

22Selon Kavaratzis (2004, p.70), les trois modalités de place branding les plus utilisées pour attirer l’attention sur le territoire, le faire reconnaître et surtout l’associer à des attributs considérés comme bénéfiques sont le events branding (gestion évènementielle de la marque ou gestion de la marque par les évènements), le flagship construction (aménagement d’emblèmes urbains) et le personality branding (gestion de la personnalité de la marque). Dans le premier cas (events branding), les études montrent combien les candidatures aux JOE sont l’occasion pour les villes d’afficher une image séduisante dans le processus de globalisation, qu’elles soient finalement élues comme Sydney (Waitt, 1999) ou non comme Manchester (e.g. Cochrane et al., 1996) Cela concerne aussi les pays d’accueil (e.g. Preuss et Alfs, 2011) à travers, par exemple, l’influence qu’ils exercent sur la couverture médiatique de l’évènement comme la Grèce et la Chine (Panagiotopoulou, 2012). Dans une perspective plus critique, d’autres travaux insistent sur les effets contre-intuitifs des JOE. Assimilés à une « campagne de distraction de masse » (Brady, 2009) visant à détourner la population locale de problématiques cruciales (habitat, pollution, démocratie...), à afficher une harmonie sociale de façade (Shin, 2012), à faire voisiner identité nationale et chauvinisme (Pamment, 2015) ainsi qu’à pérenniser des dispositifs de sécurisation (Toohey et Taylor, 2012) et de surveillance généralisée (Manley et Silk, 2014) même après les JOE, ces derniers peuvent alors apparaître comme des éléments de mauvaise image (Maiello et Pasquinelli, 2015). Aussi la Société de Développement des Héritages des JOE 2012 a-t-elle promu, avec un certain succès semble-t-il, une auto-réappropriation de leur lieu de vie par des populations impactées par l’aménagement du parc olympique grâce à un exercice de cartographie participative. Celui-ci a permis d’améliorer la narration auparavant très négative de l’espace olympique (Froome-Lewis, 2014).

23A Londres encore, l’art photographique a au contraire permis de contester la dynamique de flagship construction (aménagement d’emblèmes urbains) liée au gigantisme des JOE (Marrero-Guillamon, 2012). Cette monumentalisation du design urbain dans une perspective de marketing territorial s’observe à l’échelle du stade olympique, parfois très longtemps encore après les JOE comme à Montréal (Roult et al., 2016), et à celle de la métropole avec le cas controversé de Pékin (Broudehoux, 2007) à propos des images de pouvoirs diffusées à travers les formes architecturales locales du spectacle sportif globalisé (Broudehoux, 2010).

24On touche ici au personality branding à travers, d’une part, l’étude des caractéristiques générales qu’endosse la marque territoriale, ville-hôte comme Pékin (e.g. Xu et Cao, 2018), pays hôte comme l’Angleterre (e.g. Bodet et Lacassagne, 2012) ou pays non hôtes comme Israël (e.g. Dubinsky et Dzikus, 2018) ; et d’autre part, la dimension spécifiquement touristique qu’on lui prête. On analyse alors en particulier l’impact de l’image de la ville-hôte sur les intentions de la visiter (Bilei et Kim, 2009), l’image de l’évènement olympique sur l’image de la destination (Lai, 2018) que celle-ci soit la ville-hôte comme avec l’exemple de Londres (e.g. Kenyon et Bodet, 2018), le pays-hôte (Li et Kaplanidou, 2013) ou les deux (Hahm et al., 2018). Il s’agit alors de façonner une image de la ville en rapport avec les tendances sociétales majeures contemporaines des pays développés d’économie libérale en s’affichant, par exemple, « LGBT friendly » comme à Londres 2012 (Hubbard et Wilkinson, 2014) selon une logique d’optimisation de l’accueil de tous les participants, vus comme des invités (Bulley et Lisle, 2012). Ce dernier ensemble de travaux relatifs au place branding se situe aux confins du champ du tourisme.

3.3. Tourisme sportif et JOE

25Le rôle essentiel du tourisme dans les stratégies olympiques territorialisées favorise des travaux dont le nombre et la richesse les autonomisent en un troisième axe de recherche. Des auteurs étudient les logiques des politiques touristiques des villes-hôtes, lesquelles ciblent par exemple des gains de centralité (Turner et Rosenstrau, 2002), ou du pays d’accueil : ainsi, l’Angleterre avait beaucoup communiqué sur la qualité et la durabilité supposées des JOE 2012 auprès de marchés de niche (Weed et al., 2011). Toutefois, davantage de travaux se penchent sur les impacts de ces politiques. Leurs visées sont conceptuelles (e.g. Roult et Lefebvre, 2014), méthodologiques (e.g. Faulkner et al., 2003) ou appliquées à des objets précis comme les dépenses et recettes (e.g. De Groote, 2005), les flux de personnes (e.g. Fourie et Santana-Gallego, 2011), les intentions de visite (e.g. Pratt et Chan, 2016) et de revisite (e.g. Rocha et Fink, 2017) ou à des thèmes plus généraux : évolutions urbaines touristiques post-olympiques de moyen terme (e.g. Singh et Zhou, 2016) ; effets à long terme des JOE sur l’économie urbaine (e.g. Solberg et Preuss, 2007)... Dans une perspective davantage psychosociologique, les liens entre territoire olympique et touristes font l’objet de nombreuses études portant sur leurs perceptions (e.g. sûreté de la ville-hôte : George et Swart, 2015), leurs motivations (e.g. à voyager : Funk et al., 2009), leurs comportements (e.g. intention de participer à des évènements et de pratiquer un sport selon que l’on ait assisté ou pas aux JOE : Brown et Cresciani, 2017) ou sur leurs expériences vécues (e.g. auto-ethnographie de déambulations urbaines : Huang, 2010). Apparaissent enfin des réflexions liées aux héritages touristiques : les programmes d’ambassadeurs volontaires en 2012 sont-ils parvenus à susciter ce type d’héritage à Londres ? Apparemment non (Nichols et Ralston, 2011). Plus globalement, l’héritage touristique n’est-il pas, en réalité, souvent négligé par les parties prenantes ? Apparemment oui (Ziakas et Boukas, 2012). Même si celui-ci aurait été l’un des seuls où les annonces de legs de la part des organisateurs des JOE de Londres aient été justifiées (Weed, 2014), les résultats généraux des tests post-olympiques de l’impact touristique de court terme des JOE sur les villes d’accueil restent peu probants (Moss et al., 2018).

3.4. Héritages territoriaux et urbains des JOE

26Ce concept d’héritage structure néanmoins un quatrième et dernier axe, fertile, d’analyse des dynamiques territoriales et urbaines des JOE. Au plan pratique, son institutionnalisation au sein du CIO (Leopkey et Parent, 2012), ses stratégies étatiques d’activation (e.g. Grix et al., 2017) et sa gouvernance locale souvent chaotique comme à Londres (e.g. Girginov, 2011) sont bien documentés. Planifiés ou non et tangibles ou non (Gratton et Preuss, 2008), les héritages territoriaux des JOE font l’objet de modélisations à visées opérationnelles et évaluatives (e.g. Preuss, 2015). Ils suscitent aussi des cadrages d’ordre managérial pour mieux les évaluer dès la phase pré-évènementielle (Dickson et al., 2011), ou bien d’ordre juridique concernant leurs garanties légales (Stuart et Scassa, 2011), ou encore géo-historique avec l’apparition de la notion aux JOE de Rome en 1960 (Gold et Gold, 2009) jusqu’à l’obligation de sa prise en compte édictée par le CIO depuis les JOE 2016 (Andranovich et Burbank, 2013) et enfin économique au sujet de leurs effets minimes sur le développement métropolitain (Li et McCabe, 2012). Concrétiser les aspirations à des héritages positifs s’avère en effet souvent malaisé (Kissoudi, 2010). Cela tient par exemple au décalage existant entre de rassurants discours initiaux et d’insatisfaisants bilans à Athènes, Pékin et Londres selon Tomlinson (2014) ou aux bifurcations que subissent des projets d’héritages sous la pression d’intérêts commerciaux (Smith, 2014b).

27Construit multidimensionnel (Agha et al., 2012) « avantageux ou désavantageux, prévu ou imprévu » (Mangan, 2008 : 1869), l’héritage olympique est d’ordre matériel ou immatériel. Dans le premier cas, de rares travaux ont traité du Village olympique aménagé pour chaque édition des JOE (e.g. Scherer, 2011). En revanche, les équipements sportifs font l’objet d’une grande variété d’analyses : adaptabilité post-olympique d’infrastructures spécifiques tels que vélodromes ou centres aquatiques (Brown et Cresciani, op. cit.) ; avantage métropolitain qu’offre leur conversion touristique avec l’exemple des stades d’eaux vives : (e.g. Marsac, 2014) ; héritage culturel (e.g. Kiuri et Teller, 2015) et mémoriel (Pfister, 2011) des stades olympiques ainsi que leurs critères de reconversion réussie (Roult et Lefebvre, 2010) ; schémas d’utilisation (He et al., 2010) et de redéveloppement des parcs olympiques (e.g. Davidson et McNeill, 2012)... L’héritage olympique immatériel advient, lui, par émergence d’une mémoire et d’une identité urbaine (Gammon et al., 2013) ou métropolitaine (Dyreson et Llewellyn, 2008). Il procure des effets urbanistiques positifs tel qu’évoqué par le bilan du développement de Sydney dix ans après les JOE (Searle, 2012) ou négatifs avec la violence sociale de l’oblitération des espaces informels causée par l’aménagement du parc olympique londonien (Edensor et al., 2008). Scientifiquement stimulants, ces résultats contrastés s’observent pour chaque thème de la littérature sur les héritages olympiques urbains : gouvernance ; droit à la ville ; transports et mobilités ; cohésion sociale et participation ; développement culturel et socioculturel ; qualité de vie, bien-être et effets psychiques ; surveillance et militarisation de l’espace urbain... La notion d’héritage apparaît donc controversée (e.g. Brownill et al., 2013) et par essence contradictoire, ne serait-ce que par son assimilation socio-anthropologique tantôt à un cadeau tantôt à une marchandise (Macrury et Poynter, 2008). Elle suscite, selon MacAloon (2008), une forme de discours mi-managérial mi-magique, en un mot, incantatoire, de la part des grands décideurs et influenceurs du système olympique (CIO, comités locaux de candidature, agences de consulting transnationales, multinationales sponsors) à destination des financeurs locaux et de l’opinion publique. Dans ce contexte, l’un des principaux enseignements de ce corpus d’articles scientifiques est de montrer, finalement, combien le modèle olympique malgré sa puissance (diplomatique, financière, institutionnelle...) cherche actuellement les voies de son renouvellement (une seule candidature par édition pour 2024 et 2028) voire de sa survie.

Remarques conclusives

28Evènement conçu dans une perspective mondiale et produit selon des visées locales, chaque édition des JOE fait face à une somme d’injonctions paradoxales. Il s’agit en effet de concilier les attentes du global (en particulier celles du CIO et de ses sponsors) et celles du local, d’articuler des temporalités très longues (le CIO estime la durée de vie de chaque édition à au moins treize ans de la sélection des villes requérantes à la valorisation des héritages) ou beaucoup plus courtes (les épreuves durent deux semaines) ou encore de pérenniser « l’idéal olympique » pour contrer l’image de « cirque global itinérant » (Whitson et Macintosh, 1996) auquel beaucoup assimilent le produit « vache à lait » du CIO. Dans l’ensemble, la littérature consacrée aux JOE apparaît d’ailleurs plutôt sévère à leur encontre compte tenu de la distribution des articles entre les quatre approches observables au sein du corpus, lui-même initialement divisé en quatre axes thématiques (Tab. 2).

Tableau 2. Distribution des articles selon le cadre conceptuel, les quatre axes prédéfinis et les quatre approches observées dans le corpus.

Image 10000201000006B20000024FA5B5D71A.pngConception et réalisation : J. Chaboche et A. Schoeny

29L’approche dite critique concerne en effet 36,7% des 434 articles étudiés. Celle dite laudative car présentant au contraire des bénéfices espérés ou avérés regroupe 22,6% des articles. Entre ces deux pôles, l’approche mixte représente 14,4% du corpus. La dernière approche dite générale, avant tout conceptuelle ou méthodologique, rassemble 26,3% des publications. Environ 40% des publications des axes 1, 2 et 4 relèvent de l’approche critique. Elles prennent volontiers la forme de travaux fondés sur des méthodes qualitatives à partir d’études de cas souvent conduites selon des postures engagées et parfois proches du militantisme, comme on l’observe en particulier pour l’axe 2 relatif aux questions de planification, de régénération et d’image urbaines. Davantage concerné par les méthodes quantitatives, l’axe 3 obtient un score presque deux fois supérieur à la moyenne de l’approche laudative. A ce stade de cet état de l’art exploratoire de la recherche géographique, aménagiste et managériale relative aux dimensions territoriales et urbaines des JOE, on constate moins des convergences ou des divergences liées aux méthodologies qu’une pluralité d’analyses parfois porteuse de controverses attestant de la vitalité d’un champ scientifique restant à structurer et à animer.

30Par ailleurs, la littérature scientifique relative aux JOE pointe généralement leur déconnection d’avec les trajectoires historiques et socioéconomiques locales, malgré les gros efforts consentis par les villes et les pays pour obtenir du CIO le droit de les organiser contre l’engagement de se conformer à son exigeant cahier des charges. Les motivations à candidater dépassent bien sûr les simples considérations sportives et se rapportent à la volonté de compter dans le concert des villes et nations. Chaque ville-hôte cherche ainsi à valoriser un aspect particulier la concernant dans un contexte plus général : la démonstration de l’efficacité du modèle économique libéral américain appliqué à l’olympisme à partir de Los Angeles en 1984, l’émergence économique du sud-est asiatique à Séoul en 1988, l’effervescence de la société espagnole (« la movida ») après la dictature franquiste et la régénération urbaine barcelonaise en 1992, la célébration de l’esprit d’entreprise à Atlanta en 1996, la préoccupation environnementale à Sydney en 2000 (« Green Games »), le couplage entre historicité olympique et modernité urbaine à Athènes à 2004, la meilleure acceptation des « spécificités » chinoises à Pékin en 2008, le communautarisme heureux dans la ville cosmopolite et financiarisée à Londres en 2012 ou encore l’affirmation du caractère désormais multipolaire du monde contemporain à Rio en 2016. A l’occasion de l’édition 2024 à venir, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) de Paris paraît prendre acte qu’accueillir le monde n’est plus une justification suffisante auprès de l’opinion publique locale compte tenu des coûts engendrés et du retour sur investissement pour le moins discutable des méga-évènements dans leur ensemble.

31Les JOE sont certes les vecteurs d’une construction sociale qui, même fugace le temps de la compétition, ne saurait être négligée en termes de pacification et d’unité entre les peuples. Toutefois, élargir et approfondir les études à propos des dimensions territoriales et urbaines des JOE apparaît dès lors nécessaire pour actualiser en permanence les connaissances à leur propos et documenter les enjeux et effets de ces méga-évènements sur le cadre de vie et le bien-être socioéconomique des populations. Malgré le fréquent déficit de recul temporel des études qualitatives quant aux phénomènes qu’elles observent et malgré les failles méthodologiques rendant périlleuse l’interprétation des conclusions de toute étude d’impacts quantitatifs, ces travaux restent majoritaires et gardent probablement une certaine utilité. Mais ce dont auraient avant tout besoin les décideurs privés et publics, ce sont des analyses de moyen et de long termes sur les conditions, les modalités, les effets et la portée de la valorisation des JOE (territoriale, économique, sociale, environnementale, culturelle, etc.) pour dépasser le constat que chaque « sport mega event is a flash in history » (Solberg et Preuss, op. cit. : 220).

32D’ailleurs, parmi les 38 articles publiés depuis 2016, ceux relevant de l’axe 1 (« Hosting SOG »), pourtant le plus fourni, sont les moins présents en volume (8 sur 38) comme en proportion (seulement 5% des articles de cet axe 1). Ce sont plutôt les enjeux d’articulation entre projet urbain et JOE (axe 2) ainsi que ceux des olympic legacies (axe 4) qui orientent les recherches actuelles car aucun modèle prédictif suffisamment fiable n’existe tant au sujet des critères de sélection des villes d’accueil que de l’efficience de la conduite de projet d’organisation. De nombreux domaines couverts ont été passés en revue dans cet article et la plupart méritent probablement d’être approfondis. Ceux les plus traités depuis 2016 concernent les liens entre JOE et tourisme, régénération urbaine et place branding. Il serait sans doute également pertinent de défricher d’autres domaines. On pense notamment aux interactions entre smart city et JOE, à la spectacularisation de lieux d’accueil insolites d’épreuves olympiques dans la ville (e.g. Château de Versailles pour les compétitions hippiques en 2024) ou encore aux combinaisons entre le mode de gouvernance du CIO, qui se veut universel, et ceux des Comités d’Organisation locaux des JOE fondé sur un management hybride devant concilier les intérêts souvent contradictoires d’acteurs publics, associatifs et marchands. C’est en tous cas ce à quoi les auteurs de cet article souhaitent ultérieurement contribuer.

33Au préalable, il s’agira d’approfondir ce premier travail de structuration et d’analyse de ce corpus organisé de manière systémique (quatre axes définis a priori) et traité de manière systématique (434 articles collectés et dépouillés). L’objectif final consiste à proposer une revue systématique de littérature dont les indicateurs sont déjà connus et en partie recensés. Cela concerne les données bibliographiques (e.g. auteur(s) ; date ; titre ; revue ; DOI), les éléments d’indexage (mots-clés), l’objet d’étude (e.g. terrain(s) ; échelle d’analyse), l’« ensemble paradigmatique » de l’objet de recherche (Soler, 2006) et les principaux éléments de contenu de chaque article (e.g. résumé ; apports et limites ; conclusion ; enseignements principaux). Ce parti-pris aura l’avantage de s’appuyer sur les principes méthodologiques définis notamment par Arksey et O’Malley (op. cit.), Luccarelli et Berg (op. cit.) et Berland (op. cit.). Il permettra ainsi de livrer un état de la recherche circonstancié, longitudinal et actualisé grâce à la mise à disposition des matériaux auprès de la communauté scientifique pour enrichissement collaboratif de la base de données d’articles.

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Pour citer ce document

José Chaboche et Alain Schoeny, « Les dimensions territoriales et urbaines des Jeux Olympiques d’Été : une revue des publications (1984-2018) » dans © Revue Marketing Territorial, 4 / hiver 2020

Le numéro 4 de RMT repose sur des travaux académiques présentés lors des deux premiers colloques (juin 2018 et juin 2019) de l'ORME - Observatoire de Recherche sur les Mega-Events -, créé au sein de l'UPEM en vue du déroulement des Jeux Olympiques d'Eté à Paris en 2024.

Les universitaires Charles-Edouard Houllier-Guibert, directeur de cette revue, et Marie Delaplace, membre du comité de pilotage de l'ORME, ont coordonné ce numéro ainsi que des sessions lors de chacun des colloques, dont la session "Quel héritage en termes d’image pour les villes hôtes ou candidates des olympiades ?" spécialement proposée pour ce numéro thématique.

URL : http://publis-shs.univ-rouen.fr/rmt/index.php?id=423.

Quelques mots à propos de :  José Chaboche

Maître de conférences en géographie, aménagement de l’espace et management du sport au Pôle STAPS de l’université d’Orléans José Chaboche est directeur adjoint du CEDETE (EA 1210). Ses recherches se concentrent sur les problématiques de contribution des politiques sportives au développement territorial et urbain. Ses dernières publications l’ont conduit à s’intéresser aux phénomènes de privatisation de l’espace public dans le cadre de la production des grands stades en France, à la question des processus de construction territoriale au moyen de l’aménagement et du management de grands équipements sportifs ou encore aux pratiques et modèles d’exploitation touristique des stades ayant accueilli des matchs de Coupe du Monde de Football entre 1994 et 2014.

Quelques mots à propos de :  Alain Schoeny

Alain Schoeny est docteur en sciences du sport et de la communication, et affilié au CEDETE (EA 1210). Ses recherches portent notamment sur les systèmes et processus de la communication événementielle sportive. Ses approches méthodologiques, de nature plutôt empirique et qualitative, cherchent à éclairer la genèse du sens que prennent ces actions de communication par le sport et leurs modalités de diffusion.