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    <title>REARE</title>      
    <link>http://edit-publis-shs.univ-rouen.fr/reare</link>    
    <description>Publications numériques du REARE</description>    
    <language>fr</language>                
    <item>      
      <title>Introduction</title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/533.html</link>
      <description>[Note de l’éditeur1] Sans être à proprement parler un trait constitutif du genre à l’échelle universelle, le motif de la transgression est cependant largement présent dans les récits épiques de la plupart des cultures. L’épopée n’a certes pas le monopole de ce motif, tout aussi fréquent dans d’autres genres, notamment le mythe et le conte où les comportements transgressifs fonctionnent souvent comme un ressort essentiel de la progression de l’intrigue. Toutefois, dans la mesure où chaque genre a son économie narrative propre servant des fins spécifiques, les actes transgressifs, même s’ils s’habillent souvent des mêmes modalités thématiques, peuvent avoir des fonctions assez différentes. Dans les mythes, la transgression prend généralement deux formes principales : ou bien elle est involontaire (Œdipe) et elle est la marque de l’absence de maîtrise de la condition humaine sur son destin, ou bien elle est volontaire et tournée vers la transcendance, signant ainsi l’acte primordial d’un héros fondateur qui, par son geste transgressif, devient initiateur de civilisation (Prométhée). Dans les contes, les transgressions interviennent le plus souvent pour être sanctionnées afin de conforter en définitive, dans une moralité explicite ou implicite, les valeurs de la morale sociale ; même si certains contes, il est vrai, mettent parfois en scène des héros-transgresseurs qui ne se verront pas punis mais, dans ce cas, il s’agit en général d’avatars dégradés de mythes. Pour ce qui est de</description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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    <item>      
      <title>L’acte transgressif comme déclencheur de narration dans la Geste hilalienne </title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/680.html</link>
      <description>La transgression est un geste qui concerne la limite ; c’est là, en cette minceur de la ligne, que se manifeste l’éclair de son passage, mais peut- être aussi sa trajectoire en sa totalité, son origine même1. La transgression est une opération, un processus, qui consiste à enfreindre une règle communément acceptée, qu’elle soit explicite ou implicite, qu’il s’agisse d’une prescription ou d’un interdit. La grande Geste des nomades arabes datant du XIe siècle en illustre quelques occurrences particulièrement significatives. Composée d’un ensemble de récits poétiques et musicaux, cette épopée constitue un genre spécifique désigné par le nom de Sira signifiant, selon Micheline Galley : « conduite », « manière de vivre », « biographie »2. La Sira conte la grande migration – souvent considérée comme dévastatrice – des tribus hilaliennes les Beni Hilal depuis les hauts plateaux de la péninsule arabique jusqu’aux confins de l’Ifriqiya3.  Nous proposons d’étudier – à travers différentes versions de l’épopée4 – les figures du traître, de l’usurpateur, qui ne sont pas rares dans la Geste, ainsi que les transgressions de toutes sortes qui constituent un des principaux ressorts des récits. Le non-respect du code de l’honneur, de la parole donnée, des contrats quel qu’en soit l’objet, sous forme de provocations, d’humiliations, de mépris, de rapts, de vols, d’expéditions guerrières, etc., sont des actes récurrents dans le récit épique hilalien et ont pour but de conquérir des territoires n</description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La transgression dans les traditions fang-beti-bulu en Afrique centrale : le cas du mvett Moneblum et Ndzana Ngazogo</title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/697.html</link>      
      <description>Dans la tradition épique du mvett en Afrique centrale, plusieurs conflits qui sont à l’origine des combats titanesques et hors normes ont comme point de départ la transgression d’une loi, d’un ordre établi, des règles et usages qui ont cours dans la communauté. Le mvett est bien plus qu’une curiosité folklorique, bien plus qu’un chant, bien plus qu’un instrument de musique, bien plus qu’une catégorie littéraire orale. Dans cette communication nous nous proposons d’examiner, à travers deux épopées, Moneblum et Ndzana Ngazogo recueillies respectivement chez les bulu du sud Cameroun pour la première et les eton pour la deuxième, comment le fait de ne pas se conformer à la tradition des Ekang relativement aux usages dans le domaine matrimonial par Mekui Mengomo Ondo d’une part, et le non-respect par Ndzana du pacte de la bague signé avec Abomo Agnès d’autre part, seront des actes qui déclencheront des épisodes qui vont se succéder pour former la charpente de l’intrigue de chacune de ces épopées de mvett. </description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Interprétation des transgressions dans une épopée bambara de Ségou, La Prise de Dionkoloni, comparées à celles de Silâmaka et Poullôri, un récit épique peul relevant du même cycle </title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/613.html</link>
      <description>Les deux épopées auxquelles nous allons nous intéresser sont issues d’un cycle épique largement connu dans toute l’Afrique de l’Ouest qui a engendré de nombreux récits relatant différents épisodes des exploits du couple de héros peuls qui lui a donné son nom : Silâmaka et Poullôri. Le premier est un noble, héréditairement chef (Ardo) du Mâssina. Son compagnon, sorte de frère d’élection attaché à la famille de l’Ardo qui l’a plus ou moins adopté, est en quelque sorte son alter ego à cette nuance près qu’il est de condition servile1. Ce cycle épique est né, vraisemblablement à la toute fin du XVIIIe siècle2 ou au début du XIXe3 dans la culture peule, à laquelle appartiennent les deux personnages éponymes. Mais il a essaimé dans plusieurs autres communautés ethnoculturelles, notamment au Mali et au Niger où il peut arriver que des griots en reprennent plus ou moins fidèlement certains épisodes dans leur propre langue, voire en créent d’autres dans la tradition épique attachée à ces deux héros. C’est le cas de La Prise de Dionkoloni, épopée bambara de Ségou, racontée par Sissoko Kabine, recueillie par Lilyan Kesteloot et éditée par Gérard Dumestre.  Il n’est pas si fréquent qu’une société produise des épopées avec des héros empruntés aux cultures voisines et qui plus est, souvent rivales ou même ennemies. Cette situation représente un cas intéressant pour étudier le motif de la transgression en examinant comment il évolue d’une culture à l’autre, en l’occurrence de la culture peu</description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La geste des vassaux rebelles en Allemagne à la fin du Moyen Âge en comparaison avec les sources françaises : Gerart van Rossiliun, Reinolt von Montelban, Malagis et Ogier von Dänemark rebelles malgré eux </title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/678.html</link>
      <description>Dans la littérature allemande du Moyen Age tardif, nous avons d'un côté l'exploitation par le pouvoir central du culte de Charlemagne dans le Karlmeinet, de l'autre l'exploitation par les princes territoriaux de la thématique des vassaux rebelles, notamment à la cour de Heidelberg dans la seconde moitié du XVe siècle. A part dans le Karlmeinet, nous rencontrons toujours une image négative de Charlemagne. Dans cet exposé, je voudrais étudier comment est traitée dans les adaptations allemandes de la geste française des révoltés et à quelles fins la thématique de la transgression de la règle de soumission et d’alliance du vassal à son suzerain par des comportements rebelles a été adoptée en Allemagne. Il s’agit de Gerart van Rossiliun (XIIIe-XIVe siècle), adaptation de Girart de Roussillon (1149 ou 155-80), Reinolt von Montelban oder die Heimonskinder (fin du XVe siècle), adaptation de Renaut de Montauban (vers 1200), Malagis (fin du XVe siècle), adaptation de Maugis d’Aigremont (1ère moitié du XIIIe siècle), Ogier von Dänemark (fin du XVe siècle), adaptation d’Ogier le Danois (vers 1215). Je voudrais montrer à quel point Gerart, Reinolt, Malagis et Ogier sont des héros tragiques. La geste des révoltés Girart de Roussillon (1149 ou 1155-80), Renaut de Montauban (vers 1200) et Ogier le Danois (vers 1215) sont rassemblés dans la littérature française sous la dénomination de geste des vassaux rebelles ; le thème de ces œuvres est la révolte du vassal contre son suzerain et roi, le </description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Ce que les héros homériques transgressent</title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/619.html</link>
      <description>Les menaces bibliques contre ceux qui transgresseront le Pacte d’Alliance sont terribles1. Aucun n’en sortira vivant. L’amour de YHWH est exclusif et sa jalousie tenace. Cet exclusivisme est la marque des religions monothéistes.  L’idée qu’une transgression soit fondatrice est impensable dans ce contexte, où il ne s’agit pas, comme dans les cosmothéismes, d’agir conformément à un ordre, à un kosmos, toujours changeant, variable, et appelant à des actes rituels de refondation, mais de croire en la vérité d’une parole révélée et de manifester une adhésion à son message. La transgression rompt le lien de fidélité. La rupture est irréparable. Dans les cosmothéismes ou les polythéismes, l’aspect fondateur de la transgression est cette fois concevable, car aucun pacte ne lie un Dieu à ses adorateurs. Pour autant ce n’est pas sous l’angle de la fondation que je vais aborder la question de la transgression, mais dans son rapport à l’exercice difficile de l’institution des normes.  Les comportements transgressifs et en même temps fondateurs sont généralement le lot des héros des Tragédies. Dans la Tragédie, le récit est souvent comptable d’un geste, d’une parole initiale transgressive que rien ne viendra effacer et qui marquera d’une manière indélébile la narration, les protagonistes de l’intrigue et les types de relation qu’ils entretiennent avec leurs entourages. Les épopées ne sont pas autant dépendantes d’une séquence, d’une transgression primordiale fondatrice dont tout découle2.</description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Foucade féminine et orgueil masculin, problématique de la transgression dans Ham-Bodédio, épopée peule du Macina</title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/632.html</link>
      <description>Dans l’Ouest africain, terre d’épopées, le sens de l’honneur est à ce point exagéré qu’on peut sans conteste le considérer comme supérieur à la vie. Dans la plupart des récits épiques, très souvent, le motif politique ou sociopolitique n’est finalement qu’un prétexte devant les manifestations de l’ego surdimensionné des différents protagonistes. Que cela implique la ténacité d’un combattant, sa violente intransigeance, voire sa cruauté, sa témérité ou sa persévérance, le seul motif valable reste la sauvegarde d’une certaine image de lui-même qu’il donne ou veut donner à voir. À ce stade, aucune logique ne compte plus hormis celle qui laisse la réputation sauve. Quand, dans une telle atmosphère, une telle idéologie, cohabitent des individus fidèles à ce principe de vie, les conflits sont inévitables, ils deviennent même une fatalité. Une logique de l’entêtement devient alors le fil conducteur ou la ligne directrice faisant et défaisant les destins, soudant ou disloquant les communautés, bref régissant la destinée dans un espace géopolitique donné, en d’innombrables cycles épiques.  Dans ce contexte, les conflits dans les textes épiques peuvent être déterminés par de multiples défis que les personnages semblent se donner un malin plaisir à relever mais surtout à provoquer, très souvent dans un esprit d’amour courtois. Dans cet esprit, il arrive souvent qu’à un moment ou à un autre de son existence une femme éprouve le besoin de mettre à l’épreuve des hommes dans des histoires d</description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Tydée et Capanée dans la Thébaïde de Stace, figures épiques de la transgression</title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/633.html</link>
      <description>La Thébaïde de Stace, épopée latine du Ier siècle, relate un célèbre épisode mythologique, extrait du cycle thébain : la guerre pour le trône de Thèbes, opposant Etéocle à Polynice. Rappelons qu’un pacte prévoyait que les deux fils d’Œdipe régneraient chacun leur tour. Mais Etéocle refuse le moment venu de rendre le pouvoir à son frère, exilé à Argos. Par conséquent, la guerre s’engage entre Thèbes et l’armée argienne qui défend la cause de Polynice. Les bataillons d’Argos ont à leur tête sept chefs, qui constituent les personnages principaux de l’œuvre ; l’épopée se consacre au récit de leurs exploits.  Parmi ces sept chefs de l’armée argienne, deux héros, Tydée et Capanée, se signalent par une geste éminemment transgressive. Le premier, Tydée, connaît une régression bestiale qui aboutit à un acte anthropophage : il dévore sur le champ de bataille la cervelle de son ennemi. Le second, Capanée, n’a de cesse d’offenser les prêtres et de mépriser les divinités ; il finit par s’engager dans une ascension vers l’Olympe où il défie Jupiter, tel un Titan ou un Géant. Ces deux héros commettent chacun une transgression sacrilège qui mène à leur damnation. Tydée, par la transgression du tabou du cannibalisme, se voit refuser l’apothéose. Capanée, par son attaque impie des Olympiens, est foudroyé par Jupiter et précipité au Tartare.  Or le poète livre une peinture ambivalente de ces deux personnages. Si Tydée fait preuve de sauvagerie, il démontre aussi un courage incomparable. Si Capa</description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>L’épopée contemporaine : transgression d’un genre ?</title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/635.html</link>
      <description>L’affirmation de la mort de l’épopée récurrente depuis le XIXe siècle et sa théorisation hégélienne est, pour de multiples raisons, interrogée voire ébranlée de l’intérieur aux XXe et XXIe siècles dans la littérature française et francophone. La question de la transgression dans le récit épique contemporain passe donc d’abord par celle d’une double transgression. Il y aurait d’une part transgression possible d’un interdit implicite ou explicite du genre et d’autre part transgression du genre lui-même par des auteurs qui le pensent et le déclinent de manière nouvelle, d’aucuns diraient de façon totalement iconoclaste voire fort peu conforme aux canons et aux invariants du genre ; encore faut-il préciser lesquels notamment en raison de sa variété d’une part et de la dynamique impulsée par Etiemble pour sa redéfinition d’autre part. Il importe donc de revenir sur ce que ces œuvres peuvent avoir de transgressif à l’égard du genre lui-même, de ses définitions formelles et idéologiques et de son statut de genre défunt ou impossible1.    En préambule à cette présentation, précisons tout d’abord que les œuvres examinées sont des œuvres narratives en prose, ce qui exclut de fait toute une part de la production littéraire poétique versifiée et dramatique. Cette première caractérisation constitue de fait une forme de transgression à moins qu’il ne s’agisse d’une mutation ou d’une évolution du genre. La question de l’épopée en prose, concurrente à l’épopée classiquement en vers, concurre</description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>De la digression et de la transgression comme paradigme pour la conquête du pouvoir : le cas du royaume bamoum et du pays seereer</title>      
      <link>https://publis-shs.univ-rouen.fr/reare/637.html</link>      
      <description>Des récits mythiques de fondation montrent au départ une société dans un moment de trouble ou de rébellion envers le pouvoir en place, qui amène le héros fondateur à partir. Son voyage est parsemé d’aventures fantastiques qui le conduisent à s’établir dans une terre d’accueil où il est sacré roi. Mais le prince fugitif doit légitimer son pouvoir par la force, par des alliances matrimoniales ou encore par le consentement des peuples autochtones. C’est le cas de la fondation du royaume bamoum par Nchare Yen ou du royaume seereer du Siin. À partir des récits mythiques et historiques, il s’agira de montrer le rôle primordial de la digression et de la transgression de l’ordre établi dans l’origine, l’itinéraire et la légitimation du pouvoir politique dans l’Afrique traditionnelle.  </description>      
      <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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